Axe 3 du programme

Sécuriser et apaiser les déplacements

8 Propositions

Notre vision

Le constat

Saint-Sulpice est une commune où 90% des actifs travaillent à l’extérieur, principalement en voiture faute d’alternative crédible. Cette dépendance automobile pèse sur le budget des familles et isole ceux qui ne peuvent pas conduire : jeunes, personnes âgées, ménages mono-véhicule.

Notre commune est traversée par une route départementale qui crée une véritable coupure entre les deux parties du village. Aux heures de pointe, la circulation s’intensifie, notamment aux deux carrefours équipés de feux tricolores. Les abords de l’école concentrent les inquiétudes des parents : stationnements anarchiques, vitesse excessive, absence de cheminements protégés.

Malgré notre proximité avec Blois, la desserte en transports en commun reste largement insuffisante. Le service Résago (transport à la demande) propose des créneaux fixes : arrivée à 9h00, 10h30, 14h00 et 15h30, avec des retours à 11h30, 16h00 et 18h00.

Concrètement, pour un rendez-vous médical à 9h qui se termine vers 10h, un habitant peut rentrer à 11h30 via Résago — soit environ 2h30 à 3h de mobilisation. Mais pour un rendez-vous à 11h qui se termine vers midi, le retour n’est possible qu’à partir de 16h00, soit une demi-journée perdue. À titre de comparaison, un habitant du quartier de la Pinçonnière à Blois, pourtant seulement à quelques kilomètres, dispose d’un réseau de bus urbain cadencé qui lui permet de rentrer sans attente.

Cette inégalité territoriale est inacceptable pour une commune de l’agglomération. Elle pénalise l’accès aux soins, à l’emploi, aux loisirs, et contraint les familles à multiplier les véhicules.

Enfin, l’état de la voirie est préoccupant : trottoirs absents ou dégradés, liaisons piétonnes inexistantes entre quartiers, absence de continuité des cheminements. Le village manque de cohérence dans ses aménagements, fruit de décennies sans vision d’ensemble.

Notre analyse

La sécurité des déplacements n’est pas qu’une question technique : c’est un enjeu de santé publique, d’autonomie des personnes, et de qualité de vie. Un enfant qui ne peut pas aller à l’école à pied en sécurité, une personne âgée qui ne peut plus se rendre au commerce, un jeune sans permis isolé : ce sont des échecs collectifs.

Les transports en commun sont une compétence d’Agglopolys, pas de la commune. Mais cela ne nous dispense pas d’agir. Nous devons porter la voix des habitants auprès de l’agglomération, documenter les besoins, proposer des solutions concrètes : amplitudes horaires élargies, meilleure coordination bus/Résago, développement de l’autopartage pour les situations non couvertes.

Les solutions pour la voirie et les mobilités douces existent, mais elles nécessitent une méthode : diagnostic partagé avec les habitants, priorisation des points noirs, investissements étalés dans le temps, et surtout, dialogue constant avec le Département (pour la route départementale) et Agglopolys (pour les transports).

Nous refusons de promettre des aménagements sans avoir mené ce travail préalable. En revanche, nous nous engageons sur la méthode et sur les priorités : sécurité des enfants d’abord, puis amélioration progressive des mobilités pour tous.

Nos propositions

8 actions concrètes pour cet axe

1

Repenser et sécuriser les abords de l’école et des équipements publics (vitesse apaisée, stationnements organisés, cheminements protégés)

Pourquoi agir ?

L’école, la mairie, le gymnase et la salle des fêtes sont regroupés au même endroit.
C’est un véritable cœur de vie communal, fréquenté par les enfants, les parents, les associations et les habitants.

Aujourd’hui, les circulations, les stationnements et les cheminements piétons peuvent générer des situations d’insécurité, notamment aux heures d’affluence.

Sécuriser cet espace est une priorité.

Ce que nous ferons

  • Apaiser la vitesse aux abords du pôle école–équipements publics.
  • Repenser l’organisation des stationnements pour limiter les conflits d’usage.
  • Aménager des cheminements piétons clairement identifiés et protégés.
  • Étudier les aménagements les plus adaptés en concertation avec les usagers.

Ce que cela change

Un espace plus sûr pour les enfants, plus lisible pour les automobilistes et plus confortable pour les piétons.

Un cœur de village organisé et apaisé, au service de tous.

2

Diagnostic participatif de la voirie et des points noirs de circulation

Pourquoi agir ?

Les difficultés de circulation et les situations dangereuses ne se résument pas au centre du village.
Certains carrefours, certaines rues ou certains cheminements posent problème au quotidien.

Les habitants connaissent précisément ces “points noirs”. Il est essentiel de partir de leur expérience pour agir efficacement.

Ce que nous ferons

  • Recenser, avec les habitants, les zones perçues comme dangereuses ou inadaptées.
  • Organiser des temps d’échange ou une consultation simple pour identifier les priorités.
  • Hiérarchiser les interventions en fonction de l’urgence et des moyens disponibles.
  • Intégrer ces actions dans le Plan Pluriannuel d’Investissement.

Ce que cela change

Des aménagements ciblés là où ils sont réellement nécessaires.
Une circulation plus sûre et des décisions prises en lien avec les usagers.

Mieux écouter pour mieux agir.

3

Création progressive de trottoirs et de liaisons dans toute la commune

Pourquoi agir ?

Dans plusieurs secteurs de la commune, les cheminements piétons sont inexistants ou insuffisants.
Cela complique les déplacements à pied, en particulier pour les enfants, les personnes âgées ou les habitants souhaitant se déplacer sans voiture.

Une commune à taille humaine doit permettre de circuler en sécurité à pied.

Ce que nous ferons

  • Identifier les secteurs prioritaires où les trottoirs ou liaisons manquent.
  • Programmer progressivement leur réalisation dans le cadre du Plan Pluriannuel d’Investissement.
  • Favoriser des aménagements simples, adaptés au contexte rural de la commune.
  • Veiller à assurer la continuité des cheminements entre quartiers et vers les équipements publics.

Ce que cela change

Des déplacements plus sûrs, plus autonomes et plus confortables pour tous.
Moins de dépendance à la voiture pour les trajets courts du quotidien.

Se déplacer à pied doit être possible et sécurisé.

4

Reconnecter les deux parties du village et aménager des espaces au cœur de la commune

Pourquoi agir ?

La commune est organisée en plusieurs secteurs qui ne sont pas toujours reliés de manière fluide ou agréable.
Cela peut limiter les déplacements à pied, le sentiment d’unité et la convivialité.

Le cœur du village doit être un lieu de passage, mais aussi un lieu de rencontre.

Ce que nous ferons

  • Identifier les aménagements permettant de mieux relier les quartiers entre eux.
  • Améliorer la continuité des cheminements vers les équipements publics et les services.
  • Repenser certains espaces centraux pour les rendre plus accueillants et mieux organisés.
  • Inscrire ces évolutions dans une vision d’ensemble, cohérente avec le Plan Pluriannuel d’Investissement.

Ce que cela change

Une commune plus cohérente, plus lisible et plus agréable à vivre.
Des espaces publics qui favorisent les échanges et renforcent le lien entre les habitants.

Relier les quartiers, c’est renforcer l’unité du village.

5

Plaidoyer actif auprès d'Agglopolys pour améliorer la desserte en transports en commun

Pourquoi agir ?

Aujourd’hui, les horaires des transports collectifs et du service Résago sont peu adaptés aux besoins des habitants de la commune. Les correspondances avec les lignes urbaines ne sont pas toujours optimales, ce qui décourage l’usage des transports en commun.

Nos actions concrètes

  • élargissement des amplitudes horaires Résago
  • meilleure coordination avec les lignes de bus urbaines
  • développement de solutions complémentaires (autopartage, covoiturage organisé)

Ce que cela change

Des déplacements plus simples vers Blois, moins de dépendance à la voiture individuelle et une meilleure accessibilité pour les jeunes, les seniors et les actifs.

6

Renforcement de l'éclairage sur les zones sensibles pour améliorer la sécurité

Pourquoi agir ?

L’éclairage public représente une part importante des dépenses énergétiques de la commune.
Une partie des installations est vieillissante et génère une pollution lumineuse inutile, nuisible à la biodiversité nocturne (oiseaux, chauves-souris…) et à la qualité de vie.

Moderniser l’éclairage, c’est réduire les coûts tout en trouvant un équilibre entre sécurité des déplacements et protection de l’environnement.

Ce que nous ferons

  • Remplacer progressivement les équipements anciens par des dispositifs LED moins énergivores et mieux orientés.
  • Adapter l’intensité lumineuse selon les besoins réels, en maintenant un éclairage suffisant aux heures de circulation et dans les zones sensibles.
  • Réduire la pollution lumineuse en limitant les éclairages inutiles et en améliorant leur orientation.
  • Intégrer la protection de la petite faune nocturne dans les choix techniques.

Ce que cela change

Un éclairage plus efficace, plus respectueux de l’environnement et adapté aux usages.
Des économies durables, une meilleure qualité de nuit et une commune plus responsable.

Sécurité et écologie ne s’opposent pas : elles doivent être conciliées.

6

Mettre en place un plan annuel d’entretien et d’embellissement des espaces publics

Pourquoi agir ?

La qualité d’une commune se voit d’abord dans son entretien : propreté, voirie, espaces verts, fleurissement, mobilier urbain.
Un entretien régulier et anticipé évite les dégradations, améliore le cadre de vie et renforce la fierté d’habiter le village.

Le cadre de vie n’est pas un détail : c’est le quotidien.


Ce que nous ferons

  • Établir un programme annuel d’entretien planifié (voirie, trottoirs, espaces verts, signalétique).
  • Mettre en place un plan de fleurissement et de valorisation des espaces communaux.
  • Prioriser les interventions visibles et utiles au plus grand nombre.
  • Assurer un suivi régulier et communiquer sur les actions réalisées.

Ce que cela change

Une commune plus agréable, mieux entretenue et plus accueillante.
Un environnement valorisé qui bénéficie à tous, habitants comme visiteurs.

Bien entretenir, c’est respecter le village et ceux qui y vivent.

7

Travail avec la gendarmerie sur la tranquillité publique

Pourquoi agir ?

Saint-Sulpice est une commune où il fait bon vivre.
Mais comme partout, des incivilités ou des situations d’insécurité peuvent apparaître et altérer le sentiment de tranquillité.

La prévention et la coordination sont essentielles pour préserver un cadre de vie serein.

Ce que nous ferons

  • Renforcer le dialogue régulier avec la gendarmerie pour suivre les situations locales.
  • Mettre en place des actions de prévention en lien avec les habitants lorsque nécessaire.
  • Assurer une vigilance particulière autour des équipements publics et des zones sensibles.
  • Informer clairement les habitants en cas de besoin.

Ce que cela change

Un climat de confiance renforcé et un sentiment de sécurité préservé.
Une commune attentive, proactive et à l’écoute des préoccupations de ses habitants.

La tranquillité publique est une responsabilité partagée.

Vous partagez notre vision ?

Rejoignez-nous pour construire ensemble l'avenir de Saint-Sulpice.

Nous contacter Découvrir l'équipe