Le constat
La gestion de Saint-Sulpice souffre d’un manque de rigueur et de vision stratégique. Les charges de fonctionnement augmentent mécaniquement sans être questionnées. Les contrats sont reconduits sans être renégociés. L’organisation des services n’a pas évolué depuis des années, alors que les besoins et les technologies ont changé.
Résultat : une commune qui dépense 840 € par habitant en fonctionnement (contre 774 € en moyenne), tout en sous-investissant (208 € par habitant contre 389 €). Nous dépensons plus en fonctionnement pour investir moins : c’est l’inverse de ce qu’il faut faire.
L’endettement est faible, certes, mais c’est une fausse bonne nouvelle : cela signifie simplement que nous n’avons pas investi depuis des années. Nous accumulons un retard d’équipement que nous devrons combler tôt ou tard, avec ou sans impôts, avec ou sans dette.
Aucun audit sérieux n’a été mené sur les dépenses. Aucune stratégie de mutualisation n’a été explorée avec les communes voisines. Aucun plan pluriannuel d’investissement n’a été établi. Nous gérons au fil de l’eau, sans anticipation.
Notre analyse
La gestion d’une commune n’est pas une affaire d’idéologie : c’est une affaire de bon sens et de compétence. Avant de dépenser, il faut savoir où va l’argent. Avant d’investir, il faut prioriser. Avant d’emprunter, il faut avoir un plan de financement.
Un audit complet des dépenses n’est pas une attaque contre les agents ou les élus sortants : c’est un outil de pilotage indispensable. Il permet d’identifier les gisements d’économies, d’optimiser l’organisation, de dégager des marges.
La mutualisation avec les communes voisines n’est pas une perte d’autonomie : c’est un gain d’efficacité. Une commune de 1 800 habitants ne peut pas avoir toutes les compétences en interne. Partager un juriste, mutualiser des achats, coopérer sur les services techniques : ce sont des leviers d’économies et de professionnalisation.
Nous refusons la facilité de l’impôt. Augmenter les impôts, c’est faire payer aux habitants l’incapacité des élus à gérer. Nous nous engageons à ne pas toucher à la fiscalité, mais cela suppose une gestion rigoureuse, des choix assumés, des investissements étalés et financés intelligemment.